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La plateforme LBRY est accusée par la SEC pour avoir vendu des titres non enregistrés

La plateforme LBRY.

La SEC (la Securities and Exchange Commission) semble être déterminée à poursuivre tous ceux qui ne sont pas en règle avec ses principes, plus particulièrement en ce qui concerne les règles d’enregistrement des actifs numériques.

Assurément, après avoir attaquée Ripple, la société émettrice du XRP, la SEC ne semble pas vouloir s’arrêter là car dernièrement, elle a également poursuit une autre entreprise, notamment la plateforme LBRY et ce, pour la même raison, à savoir la vente de titres non enregistrés.

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Effectivement, cette dernière figure actuellement dans la liste de la SEC et est menacée de lourdes sanctions si jamais le gendarme financier américain pourra avoir gain de cause.

L’entreprise LBRY est visée par la SEC

Afin de mieux comprendre l’histoire qui lie la SEC à LBRY, il faut avant tout savoir que cette dernière est une start-up qui se spécialise dans la diffusion de contenu multimédia et qui se base sur la technologie blockchain. Pour plus de précisions sur cela, on peut comparer LBRY à Youtube et d’ailleurs, elle est appelée par ceux qui la connaissent comme étant le YouTube de la blockchain, vu qu’elle utilise des LBRY Credits (LBC), un jeton qui permet d’acheter ou aussi de publier du contenu sur son réseau.

Créée en 2015, LBRY a donc commencé à utiliser sa cryptomonnaie, le LBRY Credits et si on revient à notre histoire, c’est justement ce que lui reproche la SEC car l’organisme accuse l’entreprise d’avoir vendu des titres financiers non enregistrés.

Pour être plus clair, la SEC aurait déposé une plainte contre LBRY pour avoir émis ses actifs numériques alors qu’elle n’a pas respecté les règles d’enregistrement et ce, entre juillet 2016, jusqu’à février 2021.

Face aux accusations de la SEC, LBRY tente de se défendre

Il est clair que si jamais la SEC pourra gagner le procès qui l’oppose à LBRY, cette dernière devra faire face à divers problèmes, notamment le fait de rembourser tous les acheteurs de sa cryptomonnaie. Or, il faut savoir que durant le temps où le LBC a été vendu, la firme a pu obtenir pas moins de 11 millions de dollars, mais aussi d’autres actifs comme le Bitcoin voire même des services etc. ce qui risquerait d’être assez compliqué pour celle-ci.

Donc, afin de minimiser les risques et aussi pour échapper aux sanctions, la start-up LBRY a décidé de mettre rapidement en place sa système de défense et ce, en créant un site qui est spécialement dédié à cette affaire et qui vise à contester les accusations du régulateur.

D’ailleurs, LBRY n’hésite pas à dire que la SEC semble mener une attaque contre tout l’univers des cryptomonnaies puisqu’elle commence à considérer tous les actifs numériques comme des valeurs mobilières et que si cela continue, le marché des cryptomonnaies aux Etats-Unis est en danger.

Pour cela, l’entreprise se permet même de dire que  « La SEC ne comprend pas la blockchain. Les affirmations faites dans l’affaire SEC vs LBRY détruiraient l’industrie des cryptomonnaies aux États-Unis, » voire même « Classer tous les tokens comme des valeurs mobilières sera un cauchemar bureaucratique pour les résidents des États-Unis et les entreprises opérant aux États-Unis, ».

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